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Région Auverge Rhône Alpes - Escapade dans le pays Nivernais

Région Auverge Rhône Alpes - Escapade dans le pays Nivernais

Le 1er juin,

Parti à 6h du matin de Lyon, le car passe par Saint-Etienne et Clermont-Ferrand et arrive à Apremont-sur-Allier à l’heure du déjeuner. Les 25 participants ont l’humeur joyeuse en prenant place au restaurant local : la brasserie du lavoir. A Apremont-sur-Allier, l’un des plus beaux villages de France, le temps semble suspendu. De belles maisons sont construites le long de l’Allier et le parc floral, avec des allures de jardin Anglais, nous enchante par sa végétation. Des petits édifices sont parsemés dans le parc : le belvédère d’inspiration russe, le pont chinois rouge vif contrastant avec le vert des pelouses, le pavillon turc (1994) semble posé sur l’eau.

Magnifique cascade et très beau château renaissance dominant le village construit dans la 1e partie du XVIe siècle par Philippe Chabot de Brion, amiral de France. Eugène Schneider, maître de forges au Creuzot, à la fin du XIXe siècle décide de donner au village le style médiéval si bien conservé et entretient les maisons en les achetant toutes, toutes sauf une…..Une couleur est créée spécialement, le Brun Van Dyck, pour peindre fenêtres, volets, portes dans une grande unité de couleur. Aujourd’hui, la quasi totalité des maisons appartient à la famille Brissac, dont Gilles de Brissac décide, en 1970 de créer un parc floral intégrant parfaitement de belles maisons.

Le 2 juin,

Nous prenons la direction de Guérigny à 12 kms de Nevers, pour visiter les Forges Royales de la Marine, son musée et son château. Nous sommes accueillis par le Maire du village, Mr Jean-Pierre Chateau et le Président de l’Association des Amis du Vieux Guérigny, Mr Jean-Paul Gauthron qui nous commentera la visite. Monsieur le Maire nous souhaite la bienvenue et nous apprécions tous la qualité de sa réception, d’autant que nous célébrons cette année l’anniversaire des 400 ans de la Marine. Une dizaine de pharmaciens retraités de la Nièvre sont venus nous rejoindre pour cette visite.

Nous sommes très heureux de faire leur connaissance. Sous la houlette de Monsieur Gauthron, nous commencons la visite par le parc du château en passant devant la statue de Pierre Babaud de la Chaussade, maître de forges, qui va construire au XVIIIe siècle l’un des ensembles industriels les plus importants de France. Il concentre ses activités sur Guérigny avec la construction d’une grosse forge et d’une forge aux ancres entre 1744 et 1746. Notre promenade dans le parc nous permet d’admirer un chêne remarquable, de contourner un cénotaphe, avant d’arriver dans la cour pavée du château.

Ce château construit en 1743 par Babaud de la Chausade a connu bien des déconvenues car après la fermeture des Forges en 1971, il est devenu la propriété de la MGEN qui ne l’a pas entretenu avant de s’en séparer, de 2 promoteurs immobiliers successifs qui ont déposé le bilan avant que la mairie ne le rachète. Par miracle, un opérateur en restauration immobilière renommé, le groupe François 1er, est en train de le rénover pour en faire des logements de luxe. Nous apprenons que tous les navires sous le commandement de l’Amiral de Grasse, lors de la bataille de Chasepeake qui a permis l’Indépendance des Etats-Unis étaient équipés de chaînes, ancres, obus, etc....fabriqués dans les forges de Guérigny.

De même, l’ancre du France a été fabriquée ici-même. Les navires de la Compagnie des Indes étaient aussi équipés par les forges de Guérigny. Dans le musée, nous nous familiarisons avec les termes de « barbotin », ligne de mouillage, forgeage, mine Gu, croc style Guérigny, tous ces apparaux ayant été fabriqués et innovés à Guérigny. Après cette belle visite, nous nous dirigeons en compagnie des pharmaciens de la Nièvre à Urzy, au restaurant gastronomique : la Fontaine Cavalier. Nous faisons plus ample connaissance avec nos confrères nivernais dans une excellente ambiance et Lucien Gauché leur promet de se retrouver à l’automne prochain.

Après nous être séparés à regret de nos confrères et consœurs de la Nièvre, nous nous dirigeons en car vers le canal latéral de la Loire, au Guétin, où un bateau, LE LATERAL nous attend pour une croisière afin de découvrir le charme de ce canal. Le Commandant du bateau, tout en le pilotant , nous commente avec brio la croisière au fil d’un itinéraire impressionnant par le calme ambiant et le paysage majestueux. Ce canal est protégé par des ventelles qui permettent de rejeter le trop-plein sur l’Allier en cas d’inondation. Il a été ouvert à la circulation en 1838 et a permis la liaison du Rhône à la Seine. Par endroit, des restes de lavoirs, des escaliers métalliques pour permettre aux animaux sauvages qui tombent à l’eau de ressortir. Nous terminons cette croisière par une promenade à pied sur le pont canal situé au-dessus de l’Allier. Nous n’avons pas pu l’emprunter en bateau du fait d’un problème technique au niveau de la double écluse du Guétin.

Le 3 juin,

Rendez-vous est pris avec notre guide pour la journée, Cécile, sur la butte de Nevers, endroit stratégique où se trouvent la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte et le Palais Ducal. Elle nous souligne l’importance de Nevers grâce à ses cours d’eau au nombre de 5 : la Passière, la Nièvre, l’Éperon, la Loire, le canal latéral de la Loire et de la pierre de Nevers qui a servi à la construction de la Cathédrale et du Palais Ducal. Nous découvrons, près de la Cathédrale, le petit théatre renaissance et le majestueux Palais Ducal. Cet ancien château des comtes et des ducs de Nevers présente la majestueuse architecture d’une demeure princière du XVe siècle.

Embelli par la famille de Clèves et les Gonzagues au XVIe siècle, le Palais Ducal fut restauré et réaménagé en 1850 par le département de la Nièvre pour devenir le Palais de justice. Rénové en totalité en 1990 par la commune de Nevers à l’initiative de Pierre Bérégovoy alors maire de la ville et premier ministre, il en devient ainsi le meilleur symbole. Il est parfois cité comme étant le premier château renaissance de la Loire. Sur la façade sud, 3 magnifiques tours hexagonales abritant un escalier à vis mélangeant un syle gothique et renaissance. Façade nord : 2 tours rondes plus anciennes, médiévales qui encadrent le corps de logis.

Le comble est percé de 6 lucarnes à croupe avec fenêtres à croisillons encadrées par des colonnes avec ailerons, cariatides et pilastres. Dans la perspective du Palais Ducal s’étend l’ancienne place ducale que l’on doit à Charles de Gonzagues, qui la fit réaliser à partir de 1608. Notre regard est ensuite attiré par la cathédrale Saint- Cyr-et-Sainte-Julitte, à la fois romane et gothique. Notre guide nous informe qu’il est impossible de visiter l’intérieur, du fait d’une longue restauration suite aux bombardements de 1944. Les destructions de la guerre ont entrainé la perte d’un vaste ensemble de vitraux contemporains sur plus de 1000 m².

De 1976 à 2009, cinq artistes aidés de maîtres verriers s’expriment dans un style non figuratif : Jean Michel Alberola, Raoul Ubac, François Rouan, Goofried Honneger et Claude Viollat. Les vitraux ont été consacrés en 2011. La cathédrale se distingue par 2 couleurs de pierres différentes : la partie romane plus jaune ( plus ancienne), la partie gothique plus claire. Les travaux concernent les chapelles romanes intérieures, les collatéraux et le choeur roman. La partie romane a été construite au XIe siècle sur des fondations carolingiennes. Plusieurs incendies au début du XIIIe et XIVe siècle amènent la reconstruction d’une nef et d’un Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte en faïencechoeur de style gothique.

La cathédrale fut complétée au XVe siècle par des chapelles latérales de syle gothique flamboyant et au XVIe siècle par la tour. Cette cathédrale tient son nom de 2 martyrs : Cyritus, 1 enfant de 3 ans et Julietta, sa mère, qui furent suppliciés vers l’an 304 par l’empereur romain Diocletien. Les reliques de ces 2 martyrs ont disparu dans le bombardement du 16-07-1944. Nous quittons la cathédrale pour aller à la rencontre d’un des 2 faïenciers encore en activité à Nevers : Clair Bernard, son magasin et son atelier situés à côté de l’office du tourisme. Le Maître faïencier travaille dans le respect des traditions. Nous admirons la reproduction de la ville de Nevers en faïence, un véritable chef-d’oeuvre.

Toutes les pièces sont façonnées à partir d’argile rouge, recouverte d’émail opaque et décorées à l’aide de couleurs à base d’oxydes métalliques. Une cuisson dite de grand feu fixe l’ensemble et rend à l’émail ce reflet particulier. Nous faisons ensuite une halte à l’intérieur du Palais Ducal pour voir l’exposition permanente : Nevers d’eau et de pierre. Cette exposition met en relief une ville au patrimoine singulier né de la rencontre intime entre l’eau, la pierre, les hommes. Elle est inaugurée en 2021 dans le cadre du projet du centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine.

Grâce à un parcours dynamique avec une scénographie innovante, nous comprenons mieux les relations de la ville et de ses habitants à l’eau ou encore aux matériaux : la pierre de Nevers et ses monuments. En nous promenant rue Saint Martin, nous admirons la façade de la chapelle Sainte-Marie, de style baroque en Nivernais. Elle est ornée de colonnes cannelées, d’un fronton complexe en courbes et contre-courbes. L’ornementation crée l’animation : putti, cartouches, figures féminines, volutes. Une impression d’exubérance se dégage de cet ensemble. Nous terminons cette intense matinée de visites par l’église romane Saint-Etienne. En 1068, les frères de Cluny deviennent les seigneurs du bourg avec haute, moyenne et basse justice.

Guillaume, comte de Nevers, se charge de relever l’église avec les bâtiments conventuels. L’église est achevée et consacrée par Yves, évêque de Chartres le 13-12-1097. Cet édifice roman du XIe siècle n’a pas subi d’altérations majeures mis à part la perte des tours de la façade et celle de la croisée du transept en 1793. Magnifique nef à 6 travées et élévation exceptionnelle à 3 niveaux : grandes arcades, tribunes, fenêtres hautes, voûtes en berceau plein ceintre. Cette nef est un véritable défi aux lois de l’équilibre. Le choeur cerné d’un déambulatoir nous étonne par ses proportions harmonieuses avec ses 3 chapelles rayonnantes, les 2 absidioles du transept. Ce chef d’oeuvre artistique fit école en Auvergne et Bourgogne.

Après un solide déjeuner dans une brasserie du centre-ville, nous nous dirigeons vers le musée de la faïence. Il voit le jour en 1844 sous l’impulsion du maire de Nevers Jean Desveaux. Au début du XXe siècle, ses collections sont abritées dans l’ancien palais épiscopal puis, après quelques vicissitudes, le musée de la Faïence et des Beaux Arts Frédéric Blandin est installé dans les années 70 dans l’ancienne abbaye bénédictine NotreDame. Vers la fin du XVIe siècle, Louis Gonzagues, duc de Nevers, fit venir de Mantoue en Italie, Augustin Conrade et ses frères Baptiste et Dominique qu’il installa au château du Marais à Gimouille. Leur réussite fut telle que Nevers s’affirma au XVIIe siècle comme capitale française de la faïence.

Sa spécificité est le fameux « bleu de Nevers », une couleur obtenue par un bain d’émail au bleu de cobalt. Beaucoup de faïenciers signent leurs créations en dessinant un petit « nœud vert ». La 1e salle nous étonne avec une magnifique collection de verre émaillé constituée de 290 pièces aux formes et dimensions variées. Ce sont des artistes italiens qui ont importé cet art au XVIe siècle avec une technique minutieuse. Les tableaux mêlent figurines, boites, verre, Vierge à la pommecoquillages, textiles, papiers peints. Les scènes peuvent être religieuses, mythologiques, historiques. Ce fond de verre émaillé est issu de la collection Loynel d’Estrie.

Nous admirons ensuite une statue de la vierge à la pomme ( 1636), création de Denis Lefebvre dans les années 1630. L’émail bleu est priviliégé et accroche les reflets de la lumière. Nous changeons de galerie pour rentrer dans le musée de la faïence XVIIe-XVIIIe siècle : vasque rafraîchissante avec pattes de dindon, plat avec feuilles et oiseaux couleur verte XVIIe siècle, assiette décor moyen-oriental, chevrette, pot à pharmacie décor aux chinois etc.….. Dans une autre galerie, faïences plus populaires : assiette « la liberté », saladier décor de l’arbre d’amour, assiette décor maçonnique, aiguière décor persan etc.…..Nous entrons ensuite dans la partie des Beaux-Arts . Peintures religieuses, portraits et natures mortes du XVIIe et XVIIIe siècles.

XIXe et XXe siècles : œuvres de maîtres avec Vlaminck, Valadon, Hanoteau artiste nivernais dont nous apercevons le buste en terre cuite 1873. Il est né à Decize et peint les paysages nivernais. Une grande partie des tableaux est issue de la collection Marguerite et Victor Bossuat, pharmaciens à Paris ; En 1935, ils font don à la ville de Nevers d’une partie de leur collection. Des tableaux retiennent notre attention : le contrebassiste ( Louis Peronne 1892-1955), Madame Fanny Feneon ( Maximilien Luce 1903), la rivière ou bout de la douceur à Munot ( Picavia 1906), le javeleur ( Louis Peronne). Vasque rafraîchissante

Le 4 juin,

Direction le château de Guédelon, situé dans une ancienne carrière, dans la forêt de Guédelon, au coeur de la Puisaye dans l’Yonne. Des oeuvriers bâtissent chaque jour, sous nos yeux, un château fort du XIIIe siècle. Carriers, tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, bûcherons, tuiliers, charretières, cordiers transforment et valorisent la pierre, le bois, la terre. Ils nous livrent les secrets des bâtisseurs du Moyen-Age. A notre arrivée, nous sommes pris en charge par une guide dynamique qui exerce aussi la fonction de maçon. La construction de ce château a débuté en 1997 et il a été ouvert au public en 1998.

Pour cette saison 2026-1257, 4 chantiers sont programmés :-achèvement de la salle du 1er étage de la porte entre deux tours.-lambrissage de la chambre du logis.-la dernière courtine, à l’est.-la tour maîtresse contournée par une galerie en bois. Nous assistons au travail des charpentiers et des gâcheurs qui préparent le mortier. Les murs du château font 3 m d’épaisseur. Du fait de la pluie persistante et de l’afflux d’écoliers, nous avançons l’heure du déjeuner grâce à l’amabilité du restaurateur de la canopée. L’APRAURA au château de Guédelon avec notre guide Porte entre les 2 toursNous reprenons notre car pour prendre la direction de Sancerre et de Chavignol, plus précisemment la maison des Sancerre.

Construite dans le logis du Seigneur d’Herry, cette demeure à tourelle d’escalier, fin XVe siècle est bâtie sur les bases d’un édifice du XIIe siècle. Restaurée grâce aux vignerons sancerrois, elle retrouve son lustre d’antan et devient la maison des Sancerre. Nous sommes surpris par la modernité des animations. Tout d’abord, une animation d’un espace scénographique qui nous explique l’origine géologique des vins de Sancerre, puis un très beau film nous est proposé équipés de lunettes 3D. Nous survolons à grande vitesse les vignes de Sancerre assis sur des fauteuils mouvants et turbulents. Sensations garanties.

Des panneaux signalétiques nous indiquent avec précision : l’année du vigneron, les terroirs Sancerrois, les étapes de la vignification du vin. Maison des Sancerre Nous prenons ensuite la route pour Chavignol où Monsieur Bourgeois, propriétaire du domaine Henri Bourgeois, nous attend. Monsieur Bourgeois nous explique la géologie du terroir où sa société cultive les vignes : marnes kimméridgiennes, silex, argiles calcaires. Nous admirons l’espace cuverie d’une propreté exemplaire et le chai avec des fûts en bois soigneusement sélectionnés. La visite se termine par une dégustation attendue par tous. Les meilleurs crus nous ont été proposés : blanc, rouge, rosé avec une avalanche de délicieux crottins de Chavignol.

Dans ces conditions, il a été bien difficile de faire un choix pour acheter les meilleurs nectars et les décisions ont été précédées de longues réflexions passionnées. Le car s’est subitement retrouvé en surcharge !!!!!!!! En arrivant à l’hôtel, Jacqueline nous offre un apéritif dont elle a le secret dans les salons de l’hôtel Mercure tout en nous lisant un poème de sa composition destiné à deux personnes de l’assistance………. !!!!!! Lucien Gauché en profite pour remercier Jacqueline et le chauffeur du car. Ils ont participé, jour après jour, à la réussite de notre escapade. Et comme il se doit, la fête s’est terminée en musique aux sons du nouvel hymme de l’APRAURA , créé pour l’occasion par Lucien Gauché avec l’intelligence artificielle. Les cuves du domaine Bourgeois Le chai du domaine Bourgeois

Le 5 juin,

Notre dernière matinée à Nevers est consacrée à Bernadette Soubirous. En car, nous nous dirigeons vers le couvent Saint-Guildard en passant par la rue Victor Hugo, où se trouvent les belles résidences de Nevers. C’est devant une réplique de la grotte de Massabielle à Lourdes, où Bernadette a eu ses apparitions que notre guide nous fournit les premières explications. Cette grotte a été reconstituée en 1884. A l’intérieur, la statue de Notre-Dame-de-Lourdes. Bernadette Soubirous, née le 7 janvier 1844 et décédée le 16 avril 1879 a été le témoin de 18 apparitions mariales. En 1864, elle entre chez les sœurs de la Charité à Lourdes. 2 ans plus tard, à 22 ans elle quitte Lourdes pour le couvent Saint Guildard.

Elle a été choisie pour venir à Nevers comme étant la plus pauvre et la plus ignorante. Elle mène une vie de religieuse pendant 13 ans, soignant les malades sans relâche à l’infirmerie. Elle meurt d’une pneumonie aigue. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 et canonisée le 8 décembre 1933 par le pape PieXI. Son corps a été exhumé 3 fois : 1909, Grotte de Massabielle reconstituée1919, 1925 et est resté intact comme pétrifié. Ce phénomène a été reconnu par des médecins assermentés et des autorités civiles. Nous visitons ensuite le couvent : le lavoir et le séchoir, la statue de Notre-Dame-des-eaux près de laquelle Bernadette Soubirous vient prier chaque jour, la statue de Sainte-Germaine, patronne des déshérités.

Nous rentrons dans la chapelle Saint-Joseph où Bernadette Soubirous reposa après son décès avant d’être exhumée. Bernadette Soubirous aime venir prier devant Saint-Joseph pour qui elle a une dévotion particulière. Pour terminer, nous découvrons le bâtiment principal avec le cloître et l’oratoire SainteCroix. Bernadette a été canonisée non pas du fait des apparitions mariales mais du fait que, dans sa vie quotidienne, malgré la maladie, elle nous montre que la vie est une école d’amour. Après cette visite émouvante et troublante, questionnant beaucoup d’entre nous, nous prenons notre dernier déjeuner dans le restaurant du couvent, déjeuner de qualité et copieux. En regardant la photo du déjeuner, nous nous rendons compte que le message de Bernadette Soubirous concernant l’amour de la vie a bien été reçu par les participants à cette escapade nivernaise réussie. C’est le plus beau des messages.

Lucien Gauché.

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