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ANPR Auvergne Rhône-Alpes

ANPR Auvergne Rhône-Alpes

1er jour Mardi 17 Mars 2026

Les 31 participants ont rendez-vous à 10h00 à l’aéroport Lyon St-Exupéry. Nous retrouvons Pascal notre accompagnateur Arts et Vie et nous envolons vers Madrid sans encombre. A l’aéroport de Madrid nous sommes pris en charge par notre chauffeur(e) Beatrice qui va nous véhiculer pendant notre séjour en Castille et jusqu’à Madrid. Nous partons directement pour Avila, charmante petite ville fortifiée de Castille à 2 heures de Madrid. Après notre installation au bel hôtel Palacio de Valderrabanos situé au pied de la Cathédrale certains font une 1ère découverte de la ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco avant de partager le dîner à l’Hôtel.

2ème jour Mercredi 18 Mars 2026

Le matin nous partons en bus pour une visite guidée du Monastère-Palais de l’Escurial. Ce palais est construit à la deuxième moitié du 16ème siècle ou « Siècle d’Or » en Espagne par Philippe II, fils de Charles Quint, Roi d’Espagne suite à la Victoire de Saint-Quentin le 10 Aout 1557 jour de la fête de SaintLaurent et il est dédié à ce saint (voir forme de « gril » retrouvé dans le plan du palais) Cette construction démarre en 1563 sous la direction de l’architecte Juan Baptiste de Toledo avec plus de 1000 ouvriers, puis celle de Juan de Herreira qui impose le « style Herrerario » majestueux mais simple, style voulu également par le roi Philippe II.

Cette construction est à la fois un Monastère (moines de l’ordre de St-Jerôme au départ puis des Augustins actuellement), un palais avec les appartements des Habsbourg relativement simples et enfin le Panthéon des Rois d’Espagne où la plupart des rois d’Espagne sont inhumés. La visite débute par une magnifique bibliothèque (2ème après celle du Vatican) qui renferme de très nombreux ouvrages dont certains uniques tels qu’un Coran en latin ou une Bible en arabe (Plus de 40000 ouvrages et 2700 manuscrits du 5è au 18è siècle).

Elle se poursuit par la Basilica qui est une copie de l’Eglise Saint-Pierre de Rome avec en particulier un magnifique retable, haut de 30 m conçu par Herrera qui mélange 16 sculptures en bronze et une multitude de colonnes de jaspe, d’onyx et de marbre et qui peut s’interpréter comme une réponse du catholicisme à l’austérité du luthérianisme. Sous le maitre-autel de la Basilica on visite le Panthéon des rois (17ème siècle) avec les tombes des rois d’Espagne depuis Charles Quint, précédé du Panthéon des Infantes construit au 19ème siècle.

Nous terminons la visite par les appartements royaux où mourut Philippe II assez austères. Nous déjeunons sur place dans la plus vieille auberge de Saint-Laurent de l’Escorial La Cueva qui date du 18ème siècle Nous repartons pour Avila l’après-midi pour une visite guidée de la Ville fortifiée Tout d’abord nous visitons de la Basilique Saint-Vincent, située à l’extérieur des remparts, de style roman avec un magnifique portail richement orné, puis nous entrons par le narthex dans une nef élancée avec 3 absides en pierre polychrome imitant la pierre naturelle et un retable baroque très chargé.

Dans la nef nous admirons un imposant Cénotaphe (tombeau vide de Saint-Vincent et ses deux sœurs) datant du 12è et 15è qui représente des scènes du martyre du saint d’une manière très violente. Nous longeons ensuite les remparts (las Murallas) qui datent en partie du 11è siècle, d’une grande unité, longs de 2500m, ponctués de 88 tours et de nombreuses portes. Ils sont classés au patrimoine de l’Humanité depuis 1985. Ces remparts aux très nombreuses tours et tourelles possèdent également un Chemin de ronde. La Cathédrale est intégrée aux remparts au 12ème siècle et le « cimoro » chevet-tour fortifié est intégré dans les remparts. Elle se caractérise par une grande nef, des chapelles de style renaissance et en particulier un magnifique jubé, « trascoro » en espagnol, datant du 16ème siècle. Le chevet de la Cathédrale est construit en pierre rouge polychrome naturelle magnifique et le retable date de la fin du 15ème siècle.

Dans le cloître on retrouve la tombe d’Adolfo Suarez, 1er ministre de 1976 à 1981. Nous poursuivons la visite de la ville en découvrant de nombreux palais dans la vieille ville et le long des remparts. Nous arrivons ensuite dans la Paroisse Saint Jean-Baptiste où Sainte-Thérèse fut baptisée le 4/4/1515. Plusieurs lieux dans la ville conservent également le souvenir de Sainte-Thérèse comme la Basilique Sainte-Thérèse de style baroque qui fut construite sur les ruines de sa maison natale au 17ème siècle. SainteThérèse fut l’une des plus grandes mystiques du monde catholique, parvint à rétablir la très austère règle du Carmel, susciter des vocations et fonder de nouveaux couvents. Elle fut canonisée en 1622. Dîner au restaurant et sortie nocturne le long des remparts pour les plus courageux.

4ème jour Vendredi 20 Mars 2026

Départ le matin d’Avila direction Salamanque La journée sera consacrée à une découverte pédestre de la ville et à la visite de ses principaux monuments. La ville très ancienne aurait une origine celtique, suivie d’une période d’occupation romaine puis d’une époque wisigothique marquée par la christianisation de la ville. En 712 la ville est envahie par les Maures (arabes venus du Maghreb) L’occupation dure 3 siècles puis la ville est reprise par les espagnols, jouit de nombreux privilèges et devient essentiellement une ville universitaire avec son apogée au 16ème siècle. Des grandes familles transforment alors la ville en construisant collèges, couvents et palais dont la ville actuelle garde de nombreux vestiges. Au 17ème siècle une récession se fait sentir, suivie au 18ème siècle par les nombreux pillages liés à la Guerre de Succession.

Puis la ville est occupée par les troupes françaises de Napoléon et souffrira de cette guerre d’indépendance qui se déroule aux pieds de la ville avec pour conséquence la destruction de nombreux bâtiments. Aujourd’hui Salamanque est toujours une ville universitaire et également une ville touristique très animée. La visite commence au niveau du Pont Romain en partie d’origine qui enjambe le fleuve Tormes et qui est dominé par la vieille ville, en particulier par la Cathédrale et son clocher qui domine à 100m.

Nous commençons la visite par le Patio de las Escuelas Menores (des Ecoles mineures) en passant sous un portail très pittoresque (1534) en pierre dorée locale. Dans une salle du beau patio sont exposés les restes du plafond de l’ancienne bibliothèque peint par Fernando Gallego : peinture du 15ème siècle appelée Ciel de Salamanque représentant des signes du Zodiaque et des éléments mythologiques rappelant qu’en 1460 la 1ère chaire d’astrologie en Europe vit le jour à Salamanque. Nous arrivons ensuite au Patio de las Escuelas (des Ecoles).

C’est une petite place qui donne sur l’antique rue des libraires et qui est entourée de monuments caractéristiques du « plateresque salmantin » et en particulier le bâtiment de l’Université fondée en 1218 très réputée à l’époque dans toute l’Europe. Son majestueux portail date de 1534, il est composé de plusieurs étages : au 1er les rois Catholiques Isabelle et Ferdinand dans un médaillon, au second les blasons de Charles 1er d’Espagne et de Charles Quint et au 3ème le pape Martin V et les cardinaux. Le motif le plus célèbre à mi-hauteur du pilastre droit est une tête de mort surmontée d’une grenouille symbolisant le péché de luxure puni après la mort. Nous pénétrons ensuite dans la Catedral Nueva (Nouvelle Cathédrale) par le portail Nord orné d’un bas-relief relatant l’arrivée de Jésus dans Jérusalem le jour des Rameaux et l’on observe curieusement à gauche un étrange détail : un petit astronaute !!

La construction de la Cathédrale commence en 1513 et durera 200 ans, elle est construite à côté de l’ancienne Cathédrale celle-ci étant devenue trop petite pour la ville qui ne cesse de grandir. La Cathédrale se caractérise par la richesse de ses voutes et l’élancement de ses piliers ainsi que la beauté de son chœur en bois de pin et de ses 2 orgues l’un plateresque (1558) et l’autre baroque (18ème) Puis nous passons à la Catedral Vieja (Ancienne Cathédrale) dissimulée par la nouvelle et qui fut construite entre 1140 et 1150.

On remarque le Grand Retable de l’Abside centrale qui rassemble 53 tableaux illustrant des scènes de la vie du Christ et de la Vierge avec au centre une Statuette du 12ème siècle la Vierge de la Vega, la sainte patronne de Salamanque. Après le repas nous découvrons l’épicentre de la ville de Salamanque la Plaza Mayor, lieu de prédilection des habitants et des touristes et parmi les plus belles places d’Espagne. Conçue par Alberto de Churriguera pour remplacer une place plus petite, sa construction démarre en 1729 et se termine en 1755. Elle est d’une unité et d’une symétrie parfaite.

On longe ensuite le Palais de Monterrey construit au début du 16ème siècle de style renaissance avec une élégante galerie au dernier étage. Nous continuons notre déambulation dans le quartier des palais, cloitres et monastères. Nous arrivons ensuite au pied d’un ensemble formé par l’église de la Clerecia et l’Université Pontificale fondés en 1617 par les Jésuites résidant dans un Collège proche et soutenus par Marguerite d’Autriche.

Les travaux sont dirigés par Juan Gomez de Mora l’architecte de la Basilique de L’Escurial et dureront 150 ans. Nous remarquons sur les murs des inscriptions rouge, sorte de graffitis relevant d’une tradition remontant au 15ème siècle : quand ils recevaient leur diplôme les étudiants participaient à une corrida et avec le sang du taureau tué ils inscrivaient sur les murs la lettre V de Vitores (Victoire en latin) et la date et la tradition perdure mais avec de la peinture !! A l’intérieur l’abside du chœur accueille un retable baroque polychrome et doré allant du sol au plafond. A côté de l’église le cloitre est l’un des plus expressifs du baroque espagnol.

Ensuite nous longeons la Casa de las Conchas (Maison aux Coquilles) bâtie en 1490 qui est un bel exemple de l’architecture espagnole du temps des rois catholiques. La façade est ornée de plus de 300 coquilles en hommage à son propriétaire Don Rodrigo Arias Maldonado chevalier de l’ordre de St-Jacques. C’est actuellement une bibliothèque publique Nous traversons ensuite la Place du Concile de Trente pour admirer la façade du Couvent San Esteban dont la première pierre est posée en 1524. Cette imposante façade est un véritable manifeste du style plateresque et on y remarque le bas-relief illustrant la lapidation de Saint-Etienne. Retour à Avila en fin de journée pour une dernière soirée.

5ème jour Samedi 21 Mars 2026

Après un départ d’Avila un peu mouvementé pour certains (n’est-ce pas Hassan et ton téléphone égaré !!!) nous rejoignons Tolède puis Madrid en fin de journée. L’arrivée sur Tolède est très photogénique : en effet la ville est située sur un promontoire cerné par les eaux du Tage et se détache sur le ciel à la manière d’un décor. A l’intérieur des remparts nous allons découvrir un enchevêtrement d’églises, mosquées et synagogues qui témoignent du mélange des 3 cultures chrétienne, arabe et juive qui s’y est opéré au Moyen-Age.

Pratiquement toutes les constructions datent d’avant le 16ème siècle, moment où Madrid deviendra la capitale de l’Espagne prenant la place de Tolède. Les 1ers vestiges de la ville datent de l’âge de bronze, puis elle fut occupée par les romains, puis les wisigoths venus de Toulouse au 6ème siècle et enfin les musulmans du 8ème au 11ème siècle. Elle fut reprise par Alphonse VI en 1085 et devint la capitale du royaume espagnol jusqu’au 16ème siècle date à laquelle Philippe II transfère la capitale à Madrid. L’accès à la vieille ville se fait par 2 ponts celui d’Alcantara et celui de San Martin (13ème siècle) que nous empruntons à pied pour nous diriger vers Le Monastère de San Juan de los Reyes édifié par les Rois Catholiques pour remercier Dieu d’avoir remporté la victoire de Toro sur les Portugais en 1476.

Mais en 1492 lors de la reconquête de Grenade et la victoire finale sur les Maures les rois Catholiques choisiront Grenade comme résidence. Cette construction démarre 11 ans avant l’expulsion des Juifs séfarades très présents en Espagne arrivés en même temps que les Phéniciens et les Grecs comme en témoignent les nombreuses juderias (anciens quartiers juifs) et les anciennes synagogues le plus souvent reconverties en églises ou détruites.

Nous traversons donc l’ancien quartier juif où il subsiste encore de nombreuses traces de leur passage : 2 synagogues transformées en musée ou le marché du quartier juif mais il n’y a plus de communauté active. Nous visitons La Casa du Museo del Greco installé dans une charmante résidence tolédane du 16ème siècle par le marquis de Vega Inclan au début du 20ème siècle prétextant que Le Greco avait séjourné dans cette maison.

Le peintre Domenikos Theotokopoulos dit Le Greco (1541-1614) est né en Crète où il démarre sa carrière, puis part à Venise et à Rome où il travaille dans l’atelier du Titien puis il quitte l’Italie pour Tolède en 1577 où il restera jusqu’à sa mort et y développera son style synthèse des arts byzantins et renaissant caractérisé par un allongement des silhouettes et un assombrissement de ses tableaux qui créent une impression d’hallucination. Nous admirons en particulier une série de tableaux : les 12 Apôtres, les larmes de Saint-Pierre, un auto-portait du Greco et surtout une Vue et Plan de Tolède avec une représentation de son fils.

Puis nous nous rendons à la Synagogue del Transito transformée en église en 1492. L’intérieur présente une merveilleuse décoration mudéjare couvrant la partie supérieure des murs et le chevet ainsi qu’un très beau plafond en bois de cèdre. Nous traversons le quartier juif et pouvons admirer dans les vitrines des armes et objets typiques de la technique du damasquinage (acier trempé dans l’huile d’olive, incrusté de fils d’or, d’argent et de cuivre). Nous arrivons ensuite à l’Eglise de Santo Tomé du 12ème siècle dont l’intérieur abrite le célèbre tableau du Greco Les Funérailles du Comte d’Orgaz exécuté en 1586.

Après le repas nous traversons la Place Mayor, empruntons la Rue du Commerce pour arriver à la Cathédrale dont la construction durera de 1226 à 1493 (267 ans). A l’intérieur la largesse et la robustesse de l’ensemble impressionne avec ses 88 épais piliers et ses 5 galeries éclairées par de nombreuses baies garnies de 750 vitraux du 15ème et 16ème siècle. De magnifiques grilles ferment le Chœur qui possède un immense retable où la vie du Christ est représentée sur 5 rangées de sculptures. La partie fermée renferme de magnifiques stalles en noyer des 15è et 16è siècle représentant en 54 scènes la conquête de Grenade ainsi que 2 orgues l’un baroque et l’autre néoclassique.

A l’arrière du chœur un double déambulatoire possède une voute remarquable percée d’un oculus permettant d’éclairer le tabernacle à travers une sculpture baroque de Narcisso Tomé. A l’entrée de la sacristie un joli portail plateresque donne accès à une chapelle située sous le clocher avec un plafond mudéjar et un splendide ostensoir (16ème) en argent doré qui pèse 183 Kg et mesure 3m de haut que l’on porte dans les rues le jour de la Fête-Dieu.

La sacristie est également une pinacothèque avec de nombreuses toiles du Greco : les 12 Apôtres, le Dépouillement de Jésus ou El Expolio une des premières peintures du Greco à Tolède. On remarque également un Goya : « l’Arrestation du Christ », un Caravage et un Ribera. On sort par la porte du Roi ou Porte du Pardon qui affiche une profusion de sculptures et un tympan représentant la légende selon laquelle La Vierge pour remercier St Ildefonse Evêque de Tolède au 7e siècle vient lui remettre le jour de l’Assomption une magnifique chasuble brodée.

Sur le retour nous longeons la Mosquée du Christ de la lumière qui date de l’an 1000 et fut ultérieurement transformée en église de style mudéjar et nous sortons des remparts par la Puerta del Sol de style mudéjar. Départ pour Madrid et l’Hotel Mayorazgo situé près de la Plaza de Espana et la Gran Via

6ème jour Dimanche 22 Mars

Départ le matin pour une visite pédestre du centre historique Nous démarrons par La Gran Via grande artère de Madrid construite dès 1910. Nous arrivons ensuite à la plaza de Espana où se trouve notamment le monument dédié à Cervantes avec les statues de Don Quichotte et Sancho Pansa. Puis en longeant les jardins de Sabatini nous arrivons au Palais Royal. Devant le Palais Royal s’étend la Plaza d’Oriente avec une statue équestre de Philippe IV et se prolonge par le Théâtre Royal.

Un peu plus loin se trouve la Cathédrale de Nuestra Senora de la Almudena (19ème), seule Cathédrale de Madrid, du même style que le Palais, et consacrée par le Pape Jean-Paul II en 1993. Nous suivons la rue Mayor ou rue principale de la vieille ville en passant devant l’église-cathédrale Castrense, ancienne Cathédrale pour arriver à la Plaza de la Villa qui abrita l’hôtel de ville jusqu’en 2007 d’un style baroque madrilène typique. On peut aussi remarquer sur cette pace la Casa de Cisternos avec une belle fenêtre du 16eme siècle. Nous empruntons ensuite la petite ruelle du Codo, une des dernières rue moyenâgeuse de Madrid.

Nous passons devant l’Eglise du Corpus Christi (ostensoir) d’où partent chaque année les chars de la Semaine Sainte. Nous arrivons ensuite à la Basilique de San Miguel imposante église baroque du 18ème Nous suivons la Calle San Juto et remarquons que de nombreux artistes de Street Art s’expriment dans ce quartier. Nous déambulons dans ces petites rues ponctuées d’églises, de restaurants, de magasins aux allures d’antan et nous passons sous l’Arco de Cochilleros pour arriver dans la rue du même nom et découvrir le Marché de San Miguel très à la mode pour déguster des Tapas ainsi que la place du même nom riche en restaurants et bistrots.

Déjeuner dans le quartier L’après-midi nous visitons le Palais Royal qui se dresse sur une hauteur dominant le Rio Manzanares. Le Palais fut construit au 18è siècle sous Philippe V et terminé sous Charles III à la place de l’ancien palais détruit par un incendie. Nous montons à l’étage noble par un grand escalier et nous allons traverser quelques-unes des 300 salles que contient ce palais : salle des Hallebardiers, salles des colonnes où se déroulent les fêtes et banquets officiels puis salles du protocole, du dîner, les appartements de Charles III avec en particulier le salon de Porcelaine et la salle à manger de gala. Les appartements de la Reine abritent la salle exposant 5 Stradivarius et la salle du trône avec un splendide plafond peint par Tiepolo : Grandeur de la monarchie espagnole. Tout au long de la visite on peut admirer les plafonds peints par des artistes italiens, les lustres dont certains proviennent de la manufacture de La Granja et de nombreux tableaux de la collection royale dont certains Goya.

Un temps libre où chacun a pu regagner l’hôtel par l’itinéraire de son choix sous un beau soleil, un certain nombre d’entre nous ont assistent à une soirée Flamenco très appréciée et d’une grande qualité avec deux danseuses, un guitariste et deux chanteurs du groupe Las Carboneras.

7ème jour Lundi 23 Mars

Départ de l’Hôtel pour un Tour Panoramique de Madrid en bus Tout d’abord nous empruntons la Gran Via bordée de Théâtres, cinémas et salles de Music-Hall, et d’une grande variété de bâtiments abritant des banques ou des compagnies d’assurance aux architectures très variées et même parfois extravagantes.

Nous tournons autour de la Place Cibeles avec en son centre une imposante fontaine (1777), entourée par les imposants bâtiments de la Mairie de Madrid, de la Poste et de la Banque d’Espagne. Au bout de l’avenue nous découvrons la porte de Alcala au niveau des anciens remparts, à proximité de l’immense Parc del Buen Retiro, l’un des très nombreux parcs de Madrid qui compte environ 3400 espaces verts. En suivant la Calle Alcala on découvre la Maison Arabe, l’Université de Alcala de Henares, puis le quartier résidentiel huppé de Salamanca et nous arrivons aux Arènes de Madrid. Ces arènes datent de 1929, peuvent accueillir 23000 spectateurs et sont construites dans un style néo-mudéjar.

De très nombreuses corridas y sont organisées, en particulier autour de la Fête de Saint-Isidore le 15 Mai. Nous suivons l’ancien Chemin de Ronde et traversons le Quartier des ambassades et des administrations. Nous apercevons ensuite le stade du Real de Madrid qui peut accueillir 80.000 spectateurs, récemment rénové. Nous reprenons l’avenue de la Castellane du Sud vers le Nord, longeons le Palais des Congrès, puis le centre financier et certains ministères. Plus loin nous longeons le Musée des Sciences Naturelles (18è-19è). De nombreux palais anciens bordaient cette avenue mais aujourd’hui ils sont souvent remplacés par des constructions plus modernes. Nous abordons ensuite la place Christophe Colomb (Plaza Colon), place très animée avec un centre culturel ainsi que la Bibliothèque Nationale. Retour par la Porte d’Alcala et le Parc de la Retiro, le Jardin Botanique, puis la gare, le Musée du Prado, La Place de Neptune, la Bourse de Madrid, le Ministère de la Marine, la Place de Cibeles pour arriver à la Puerta del Sol. Nous continuons à pied sur la Puerta del Sol, place très animée et populaire qui date du 19ème siècle avec au centre une statue équestre de Charles III.

En suivant une des rues très commerçantes qui partent de cette place nous rejoignons la Plazza Mayor. Celle-ci prend sa forme actuelle au 18ème siècle mais fut édifiée au départ sous le règne de Philippe III dont une statue équestre occupe le centre. Cette place servait autrefois de théâtre à toutes les manifestations de la vie de la cité (des mises au pilori aux corridas, jusqu’aux bruyants marchés). Nous profitons du soleil et de la beauté de cette place pour nous installer à une terrasse et boire un apéritif bienvenu. Puis nous repartons en direction du Musée du Prado en empruntant la Plaza Santa Ana, la Plaza del Angel et la Calle de las Huertas (appelée ainsi en raison des jardins potagers qui la bordent et qui appartenaient autrefois à des Monastères comme celui de St-Jerôme) Ce quartier est aussi celui des Ecrivains : Maison de Cervantes ainsi que celle de Lope de la Vega. Déjeuner dans un restaurant de Tapas L’après-midi nous ramène sur le Paseo del Prado tout proche, belle promenade boisée où sont réunis la plupart des grands musées de Madrid et nous nous dirigeons vers le Musée du Prado pour une visite guidée. C’est le plus célèbre Musée d’Espagne inauguré en 1819 qui abrite la plus belle et la plus grande collection de peinture espagnole au monde. Notre parcours se limitera à la peinture espagnole et italienne.

Pour la peinture italienne et plus précisément vénitienne du 16ème siècle nous pouvons admirer « le Christ lavant les pieds » du Tintoret ainsi que des chefsd’œuvre du Titien ou de Véronèse. Une grande collection d’œuvres du Greco est exposée en particulier un retable d’un Christ en Croix (fin de vie 1612-1614) qui nous fait comprendre pourquoi ce peintre est considéré comme le premier peintre moderne. On peut voir aussi l’adoration des bergers et l’annonciation (1597). Puis nous passons au 17ème siècle baroque et « Siècle d’Or » des Espagnols. Tout d’abord des œuvres de Francesco Ribalta (1565-1628) qui introduit le clair-obscur en Espagne inspiré par le Caravage de même que José de Ribera. Nous découvrons aussi l’artiste phare du Siècle d’Or Francisco de Zurbaran et surtout Diego Velasquez (1599-1660) considéré comme le plus grand génie de la peinture espagnole, originaire de Séville mais qui fit de nombreux voyages en Italie et fut influencé par le Titien et Tintoret.

Il s’exprime ici pleinement dans plusieurs tableaux tels que Les Ivrognes (nature morte), la Forge de Vulcain, ainsi que le tableau représentant Philippe IV sur un magnifique cheval d’un grand réalisme et enfin le chef d’œuvre des Menines (1656) peint à la fin de sa vie représentant l’infante Marguerite accompagnée de 2 suivantes avec en particulier la présence d’un miroir au fond de la pièce où se reflètent le roi et la reine. Enfin quelques tableaux de Bartolomé Esteban Murillo complètent la galerie de ces grands peintres espagnols. Nous effleurons la collection exceptionnelle de peintures flamandes avec en particulier des œuvres du peintre allemand Rubens (Ex Les Trois Grâces), de Bruegel L’ancien (Le Triomphe de la Mort) ou de Jérôme Bosch (Le Jardin des Délices Terrestres). Pour finir nous abordons les œuvres de Francisco Goya (1746-1828) peintre aragonais avec en particulier La Famille de Charles IV et Marie-Louise de Parme et de nombreux portraits des rois ou des membres des grandes familles révélateurs d’une fine psychologie.

En 1814 il va également peindre une composition tragique relatant les évènements des 2 et 3 Mai 1808 : le soulèvement du peuple contre l’occupant français et la fusillade qui suivit en représailles. Plus tard Goya vers la fin de sa vie va connaitre une période noire (18201823) livrant dans ses tableaux une vision désespérée de l’existence. Nous n’aurons vu qu’une petite partie des 8600 œuvres du Musée mais nous aurons néanmoins pu découvrir et apprécier la peinture espagnole. La fin d’après-midi sera libre, certains en profitent pour visiter le Musée de la Reine Sofia très proche. Ce musée d’Art Contemporain fut réaménagé en 1990 avec une extension spectaculaire réalisée en 2005 par Jean Nouvel et abrite en particulier le fameux tableau de Pablo Picasso Guernica réalisé en 1937.

8ème Jour Mardi 24 Mars

Dernier jour à Madrid avec la visite guidée de la Fondation Thyssen-Bornemisza. L’intérieur du petit palais néoclassique de Villahermosa également situé le long du Paseo del Prado a été complétement réaménagé en 1992 par l’architecte Rafael Moneo pour accueillir la remarquable collection rachetée par l’état espagnol au Baron Hans Thyssen-Bornemisza qui ainsi ne sera pas dispersée. Ce musée retrace l’histoire de la peinture européenne du Moyen-Age à la fin du 20ème siècle avec mention spéciale pour la Renaissance italienne, la peinture hollandaise, nord-américaine et expressionniste allemande, ainsi qu’une vaste collection d’impressionnistes et de postimpressionnistes et présente d’une manière générale des artistes peu représentés dans les musées espagnols.

Les œuvres sont présentées de façon chronologique sur 3 étages. Tout d’abord les Primitifs italiens avec en particulier une Vierge sur bois très ancienne (12ème). L’école Flamande est bien représentée avec les premières utilisations de l’huile (Van Eyck et Petrus Christus). Après 1500 les artistes travaillent beaucoup pour Isabelle la Catholique et l’on retrouve en particulier des portraits peints par Hans Memling, Hans Holbein le Jeune, Juan de Flandres et Raphaël. On note des différences dans ces portraits entre l’école italienne qui met en avant la beauté et l’école espagnole qui s’attache plus aux expressions. Nous passons ensuite à la peinture italienne du 16ème siècle, moment où la peinture représentative d’une philosophie médiévale bascule vers une plus grande représentation de la nature avec des œuvres du Titien, Bellini, Vittorio Carpaccio. L’école allemande est aussi représentée par Albert Dürer, peinture naturaliste et très expressive. Nous remarquons également 2 tableaux du Greco, 1 Caravage.

Puis nous passons à des œuvres flamandes et hollandaises du 17ème siècle (Van Dyck, Rubens ou Frans Hals). Nous abordons ensuite la peinture anglaise et française du 18ème siècle avec Le Lorrain et Gainsborough et la peinture italienne avec Guardi ou Canaletto. Dans tous ces tableaux la nature est largement représentée, les personnages passant au second plan. Vient ensuite le 19ème siècle avec des peintres nord-américains (Cole, Church et Bierstadt) romantiques peu connus en Europe. La peinture européenne est représentée par Constable, Courbet et Goya.

Nous abordons ensuite les collections impressionnistes et postimpressionnistes avec Monet. Manet, Degas (Chez la Couturière), Renoir, Sisley, Pissarro, Gauguin (Mata Mua) et Van Gogh puis Toulouse-Lautrec et Cézanne. Les Expressionnistes allemands sont très bien représentés avec des tableaux de Kokoschka, Schiele, Kirchner, Macke ou Grosz. Les premières salles du rez-de-chaussée illustrent les mouvements d’avant-garde européens du début du 20ème siècle (cubisme) avec Picasso, Braque et Juan Gris. Puis nous passons à la période postérieure à la 1ère Guerre mondiale avec la peinture abstraite de Delaunay, Popova, Kandinsky, ou de nouveau Picasso. Puis nous retrouvons les surréalistes avec Miro, Tanguy, Magritte ou Dali. Une salle est consacrée à la peinture contemporaine américaine avec Jackson Pollock, Mark Rothko, Edward Hopper, Rauschenberg. Nous terminons la visite avec Lucian Freud, Giacometti et David Hockney et nous avons l’impression d’avoir fait un voyage dans la peinture du Moyen Age à nos jours, en Europe et même outre-Atlantique.

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12 mars 2026
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10 février 2026
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