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Retour sur la conférence à Chamalières «  loi fin de vie »

Retour sur la conférence à Chamalières «  loi fin de vie »

ANPR AUVERGNE RHÔNE-ALPES

Conférence à Chamalières sur le projet «  loi fin de vie »

le 23 février 2026.

Cinquante participants sont présents à 19h, salle Simone Veil, pour une conférence sur: « la loi fin de vie ». L’ensemble de la profession a été convié : professeurs de faculté, étudiants, pharmaciens en activité, pharmaciens retraités par le biais de l’URPS, le syndicat des pharmaciens et les grossistes.

Lucien Gauché, Président de l’APRAURA, remercie l’ensemble des participants de leur présence, Marie-Hélène Papon, vice-Présidente de l’APRAURA pour s’être impliquée totalement dans l’organisation et Catherine Salmont, déléguée du Puy-de-Dôme pour son soutien logistique. Il remercie Claude Le Reste, Président de l’ANPR venu de Nantes avec son épouse.

Il accueille les intervenants en les remerciant chaleureusemnt : Le Professeur Bazin, Maître Regnoux, Mr Soler, Mme Cécile Thomas.

Lucien Gauché précise que cette conférence est éthique, non politique, non confessionnelle.

La parole est donnée au Docteur Bazin, modérateur, Professeur Emérite d’Anesthésie-Réanimation, Co-directeur de l’Espace de Réflexion Ethique Régional Auvergne Rhône-Alpes.

Il débute par un scoop : nous allons tous mourir, mais nous ne savons ni où, ni comment. Nous le savons, et c’est ce qui forge notre humanité.

80 % de la population souhaiterait mourir à domicile, 75,5 % meurt dans un établissement sanitaire et 16 % dans un EHPAD. Il faut s’interroger sur la liberté de pouvoir choisir de mourir… Chacun se fait une idée de sa fin de vie. De plus en plus de personnes s’interrogent sur la possibilité de pouvoir faire le choix de mourir.

La législation française sur la fin de vie se veut basée sur une juste articulation des principes de liberté, de dignité de la personne, de solidarité, et de respect de l’autonomie.

L’obstination déraisonnable est interdite. Tout malade a le droit d’accéder à des soins palliatifs.

La loi Claeys-Leonetti répond à l’immense majorité des situations de toute fin de vie.

Il faut s’interroger sur la liberté de pouvoir choisir de mourir. L’aide à mourir demeure controversée. Il s’agit d’actes qui vont entrainer la mort de la personne, avec intention de la donner : suicide assisté et euthanasie. C’est l’aide active à mourir.

Frontière entre sédation et euthanasie : euthanasie : intention de provoquer la mort, sédation : intention de soulager la douleur.

Quelle morale pour notre société ?

Est-il plus digne de choisir sa mort que de vivre jusqu’à son dernier souffle ?

Est-on totalement libre et autonome en choissant de mourir ?

Clause de conscience ? L’aide à mourir est-elle un soin ? Eviter la culpabilisation.

Liberté, égalité, fraternité ?

Quelques pistes : ne pas opposer aide active à mourir et soins palliatifs. Donner la certitude à chacun, que le moment venu il pourra choisir sa fin de vie.

Définition de l’euthanasie : vient du grec «  bonne mort », désigne l’acte d’un médecin, voire d’un tiers, qui provoque la mort d’un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie. ( définition Larousse)

Suicide assisté : l’acte létal est accompli par la personne malade elle-même.

Soins palliatifs : les soins palliatifs sont tous les traitements médicamenteux ou non donnés à une personne non guérissable, dont la maladie évolue et s’aggrave, conduisant à des souffrances physiques et morales. Objectif : soulagement du corps, apaisement moral, personnalisation de l’accompagnement du malade.

Sédation profonde et continue : administration de sédatifs de manière profonde et continue autorisée par la loi Leonetti-Claeys, permet à des malades gravement atteints en phase terminale, dont la souffrance est insupportable, d’être endormis jusqu’à la mort.

La clause de conscience des pharmaciens pourrait être envisagée au cas par cas en évitant les dérives. Pour le Docteur Bazin : il faut faire preuve de sensibilité, d’humilité, de responsabilité.

Il donne la parole à Maître Regnoux, avocate en droit de la santé, Vice-Présidente de l’Association Départementale de l’acccompagnement en soins palliatifs.

Elle s’exprime sur les droits de la personne en fin de vie et déplore un manque d’informations pour les professionnels de santé.

3 concepts des droits :

- accès aux soins palliatifs, loi du 9 juin 1999

-droits à une fin digne et apaisée ( loi Claeys- Leonetti)

-expression de la volonté de la personne, comment une personne décide ? Difficulté : perte de capacité.

Les soins palliatifs sont des soins actifs et abrègent la souffrance physique. Ils peuvent être envisagés de façon précoce grâce à un accompagnement au départ et doivent respecter la volonté de la personne. Dans les soins palliatifs, on parle de la vie, dans l’aide à mourir on parle de la mort. Un livret d’informations est remis au malade. Dans le texte, le mot douleur est remplacé par le mot souffrance et la famille peut faire une visite quotidienne. Une personne de référence peut être nommée par le malade et doit être le porte-parole du malade.

Pas d’obstination pour des soins déraisonnables. Pour les soins palliatifs, une sédation profonde et continue peut être mise en place avec des analgésiques. Dans ce cas, on arrête les traitements de survie. Le patient en fait la demande et le médecin propose.

Le patient peut refuser les soins.

Dans le cas de l’aide active à mourir, la personne en fait la demande. Elle doit avoir l’aptitude à manifester sa volonté. La procédure doit être collégiale, pluridisciplinaire.

Maître Regnoux explique le cheminement de la dose létale : c’est une préparation magistrale élaborée dans une pharmacie hospitalière, acheminée ensuite dans une pharmacie officinale.

Maître Regnoux déplore que le pharmacien, qu’il soit hospitalier ou officinal ne dispose pas de la clause de conscience.

Le Professeur Bazin donne ensuite la parole à Mr Soler, psychologue qui s’exprime sur le thème de l’attachement et du détachement ( à la vie).

L’attachement se fait dès la conception dans une relation de porteur-porté, en laissant des traces. Le détachement s’effectue à la naissance. Le détachement peut être une indifférence, une frustration, un arrachement, une inaffectivité.

L’ultime détachement ne doit pas s’accompagner d’un sentiment d’inaccomplissement. Dans ce cas la vie est incomplète.

Le sentiment d’accomplissement doit accompagner la mort.

On devrait évoquer le passé avant la mort pour quitter la vie en ayant le sentiment d’être bon. Il faut une présence rassurante qui permet l’ultime détachement. L’accompagnement doit faire preuve de subtilité.

L’attachement c’est : bonjour, le détachement c’est : au revoir.

Le Professeur Bazin donne ensuite la parole à Cécile Thomas, Présidente du Conseil Régional de l’Ordre des Pharmaciens Auvergne Rhône-Alpes.

La clause de conscience n’a jamais été un problème pour la profession jusqu’à ce projet « loi fin de vie ». Ce projet peut susciter des réticences de la part des pharmaciens d’officine dans la mesure où des convictions personnelles, des sensibilités peuvent être mises en avant. La clause de conscience, c’est : puis je refuser ?

Cependant le Conseil National de l’Ordre n’a pas retenu la clause de conscience au motif que nous n’avons pas de contact direct avec le malade et pas d’implication dans la décision. Le pharmacien exécute une ordonnance et le fait d’avoir le monopole du médicament l’oblige dans sa mission de délivrer tous les médicaments.

C’est toute la chaîne pharmaceutique : pharmaciens hospitaliers et officinaux qui ne dispose pas de la clause de conscience.

Le texte stipule que tous les soignants ont la clause de conscience sauf les pharmaciens. Le terme de soignant est impropre puisqu’il faut plutôt parler de professionnels de santé.

Madame Cécile Thomas évoque le circuit de la préparation magistrale, de la PUI ( pharmacie interne hospitalière) à l’officine puis de l’officine au médecin et du médecin au malade. Actuellement aucune spécialité n’est sur le marché. Une PUI fabriquant la préparation magistrale peut livrer une autre PUI.

Le Docteur Bazin ouvre ensuite le débat.

Des questions ont été posées :

- sur le statut de la dose létale : médicament ou non ? Un médicament est utilisé a titre préventif et curatif ce qui n’est pas le cas d’une dose létale. Quel est le statut de la préparation magistrale utilisée comme dose létale, si elle n’est pas un médicament ?

-Est-ce que la loi prévoit l’utilisation des spécialités ? Non, seules des préparations magistrales seront prescrites et fabriquées dans des pharmacies internes hospitalières après avoir été agrées.

-Il est demandé que le pharmacien fasse partie de l’équipe pluridisciplinaire pour le bien être du malade et son expertise du médicament.

-Il est signalé que la non clause de conscience des pharmaciens est en contradiction avec l’ article 10 de la déclaration des droits de l’homme et des citoyens et l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme : « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion……….. « Possibilité de contentieux ? Il semble que oui d’après Maître Regnoux.

Pour terminer les débats dans la bonne humeur les participants se sont rapprochés d’ un lunch offert par l’APRAURA.

Cette conférence s’est déroulée dans le plus profond respect des opinions des uns et des autres et la grande qualité des intervenants a été essentielle afin que les pharmaciens présents aient une information éthique.

Ainsi que l’a souligné Maître Regnoux, il est dommage que les pharmaciens en activité n’aient pas davantage d’informations sur ce sujet.

Lucien Gauché

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